Expositions Universelles de Paris
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
"Sur les traces des Expositions universelles
Paris 1855-1937"
De Sylvain Ageorges
196 pages,
Editions Parigrammes
Sylvain Ageorges, photographe et auteur de cet ouvrage, a mené une enquête pendant plus de cinq ans pour retrouver les pavillons construits à Paris entre 1855 et 1937, durant les 8 grandes Expositions qu'accueillit la capitale : 6 Expositions universelles et 2 Expositions coloniales. Ces grandes manifestations furent une vitrine du progrès technique de l'époque, mais aussi l'occasion d'affirmer la puissance du pays aux yeux des millions de visiteurs qui convergaient vers Paris pendant des mois.
--
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
150 ans d'Expositions
Les Expositions ont connu leur âge d'or à la fin du XIXème siècle et déclinent peu à peu au XXème siècle, avant de renaître aujourd'hui, transformées.
1855-1900 : l'âge d'or
Depuis le Moyen-âge, de grandes foires rassemblent déjà badauds et négociants, mais ce n'est qu'au XIXème siècle qu'apparaît le concept d'Exposition universelle. La capitale britannique ouvre le bal en 1851 avec une "Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations" au Palais de Cristal. Il s'agit désormais de présenter les produits et inventions nationales, mais aussi d'inviter tous les pays à en faire de même. Chaque pays est donc libre de présenter ce que bon lui semble dans un pavillon construit par ses soins. Lieu d'échange scientifique et intellectuel, l'Exposition apparaît aussi comme une formidable vitrine pour les nations participantes et d'abord pour le pays d'accueil. Cette première londonienne remporte un franc succès, de quoi rendre jaloux Napoléon III. L'empereur veut lui aussi son Exposition, chose faite en 1855. Dès lors, les manifestations se succèderont en Europe et en Amérique, mais Londres et Paris tiennent le haut de l'affiche pendant plus de 30 ans. Les Expositions peuvent alors durer près de 6 mois, métamorphosant les capitales et attirant des millions de visiteurs du monde entier. Leur apogée a lieu au tournant du siècle, avec notamment l'Exposition Paris 1900, immense fête qui reçoit 51 millions de personnes.
Guerres mondiales et déclin d'un concept
Les Expositions connaissent par la suite quelques déboires et les dissensions internationales rendent nécessaires une entente sur leur déroulement. En 1928, est donc crée le Bureau International des Expositions, toujours en activité aujourd'hui, chargé de réglementer la fréquence des Expositions et de veiller à leur qualité. Mais l'esprit de compétition prend le dessus durant cette période de nationalisme exacerbé. Les Expositions universelles s'espacent et s'effacent au profit des Expositions coloniales, vitrines de l'expansionnisme ambiant, comme celle de Paris en 1931.
Après la Seconde Guerre mondiale, le temps n'est pas aux festivités. Les pays sont occupés à la reconstruction. Le changement de regard sur les peuples colonisés rend obsolète ces rendez-vous des grandes puissances. Enfin, l'avènement des médias de masse destabilise encore un peu ces manifestations visant à faire découvrir au monde entier les inventions des pays exposants.
A l'heure de la mondialisation
Les Expositions disparaissent donc jusqu'en 1958 et peinent à briller par la suite.
Il faut attendre 1992, avec l'Exposition de Séville, 1998 à Lisbonne et 2005 à Aichi au Japon, pour que les Expositions retrouvent la capacité d'innovation qui fit leur succès passé. L'organisation se renouvelle également : le pays d'accueil est aujourd'hui chargé de construire la majorité des pavillons autour d'une thématique choisie ("L'eau et la mer" à Lisbonne, "La sagesse de la Nature" à Aichi ).
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1937
est aussi l'Exposition du génie électrique, des illuminations et d'un grand feu d'artifice.
Mais le glas des grandes Expositions a sonné.
Celles de l'après-guerre ne rivaliseront pas avec leurs aînées. Photo © Coll. Kharbine-Tapabor.
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1937
En 1937, l'Exposition exclut les pavillons traditionnels et se transforme en grand concours d'architecture.
Le nouveau Palais de Chaillot, aux lignes épurées, en est la principale illustration. Carte Postale © Coll. Kharbine-Tapabor
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1900
Le trottoir roulant à deux vitesses (4,2 km/h et 8,5 km/h) remporte un grand succès.
Il est installé sur un viaduc à 7 m de haut et court sur 3 km, du quai Branly, à l'Ecole militaire, jusqu'aux bords de Seine. Photo © ND/ Roget-Viollet
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1889
Au pied de la Tour Eiffel en 1889, on visite aussi des chalets retraçant l'histoire de l'habitation dans le monde, conçus par Charles Garnier, l'architecte de l'Opéra.
Ici, chalet scandinave dans lequel on avait recrée une ambiance de maison de pêcheur. . Photo © ND/ Roget-Viollet
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
Ce Palais de 1889 bat tous les records : sa nef en acier court sur 77 000 m² au sol et il a coûté 7 fois plus cher que la Tour Eiffel.
La foule s'y presse pour découvrir toutes sortes d'inventions, phonographes ou téléphones.
Il sera rasé en 1910. Photo © ND/ Roget-Viollet
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1878
Sur la colline de Chaillot, appelée Trocadéro, on construit une grande salle de concert et de congrès.
Cette rotonde à colonnes flanquée de deux minarets sera rénovée en 1937 pour revêtir l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. Photo © Roget-Viollet
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1867
Sur le Champ de Mars, un Palais de 40 000 m² accueille les exposants.
Les visiteurs y découvrent ce qui se fait de plus moderne dans le monde, des scaphandriers aux machines à laver.
A l'extérieur, on goûte aux spécialités culinaires de tous les pays.
Le Palais sera démonté dès la fin de l'Exposition. Photo © Roget-Viollet
Posté le 11.03.2008 par coloradodream
1855
C'est Napoléon III qui est à l'initiative de la 1ère Exposition parisienne.
Très impressionné par une manifestation similaire organisée par Londres en 1851, l'empereur veut lui aussi faire briller sa capitale.
Le public est au rendez-vous. Ici, de nombreux visiteurs sur le Pont de l'Alma, édifié à la gloire de la bataille de Crimée en 1855. Photo © Roget-Viollet